« On veut s’ouvrir à tout le monde, à l’amateur comme au curieux qui passe par là »

31 octobre 2025 · Propos recueillis par Nicolas Trespallé · 2 min de lecture

« On veut s’ouvrir à tout le monde, à l’amateur comme au curieux qui passe par là »

Mené par un trio de passionnés, le petit festival BD angérien les heures perdues de la BD revient pour une deuxième année avec toujours pour maître-mot : la convivialité. Guillaume Bakeland, le fondateur de l’événement, en dévoile les coulisses.

Mené par un trio de passionnés, le petit festival BD angérien les heures perdues de la BD revient pour une deuxième année avec toujours pour maître-mot : la convivialité. Guillaume Bakeland, le fondateur de l’événement, en dévoile les coulisses.

Comment a démarré ce festival ?

Je viens de Boulogne-sur-Mer, où existe un festival de bande dessinée depuis une trentaine d’années. Je m’occupais de réserver trains et hôtels pour les auteurs. Quand j’ai déménagé en Charente-Maritime, j’ai voulu faire la même chose. J’avais une liste de contacts et des envies. Comme on n’avait pas beaucoup de moyens au départ, on a misé sur des auteurs locaux, mais on a eu aussi pas mal de Bretons, grâce à Gwendal Lemercier qui a covoituré avec plusieurs confrères de sa région ; ce qui a permis de limiter les frais.

Quelle évolution pour cette deuxième édition ?

On était sur une seule journée l’an dernier, on passe à deux jours ce qui nous permet d’élargir notre panel d’auteurs invités. Quand un festival plaît, les artistes reviennent et en parlent autour d’eux. Le bouche-à-oreille a très bien fonctionné pour nous !

Une vingtaine de créateurs ont répondu présents, dont Isabelle Dethan, Mazan, Nicolas Guénet, Juliette Vaast, Coline Chevis…. Et Gwendal Lemercier qui réalise à nouveau l’affiche en reprenant le personnage d’Arsène Lupin.

Des animations prévues ?

La veille du salon, le vendredi, David Charrier et Miceal O’Griafa expliqueront à la médiathèque comment se fait une bande dessinée. Il y aura aussi une exposition du portfolio Lupin dans les rues angériennes de Gwendal Lemercier et une autre autour des animés japonais des années 1980 — Albator, Goldorak, Cobra, etc. — revus par plusieurs auteurs.

Vous n’êtes que trois dans votre association. Pas trop compliqué de tout gérer ?

C’est volontaire. C’est plus facile à tous les niveaux, pour s’occuper des subventions, pour échanger et se mettre d’accord sur un auteur… On veut que le festival reste à taille humaine et on n’aura jamais plus d’invités. Mais on veut s’ouvrir à tout le monde, à l’amateur comme au curieux qui passe par là. L’an dernier, on a pris une photo d’une petite dame avec son sac à dos revenant du marché avec ses poireaux, elle n’était sans doute pas fan de bande dessinée, mais on la voit repartir avec un album dédicacé. Pour nous, c’était pari gagné !

Propos recueillis par Nicolas Trespallé

Informations pratiques

Les Heures Perdues de la BD,
du samedi 8 au dimanche 9 novembre,
Saint-Jean-d’Angély (17).

PT
Propos recueillis par Nicolas Trespallé
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