Cirque de Brizambourg, le festival sur un fil

23 mai 2024

Cirque de Brizambourg, le festival sur un fil

Une fin de semaine, placée sous le signe des arts de la piste, dans une petite commune de Saintonge et une ambiance familiale ? Oui, c’est possible avec Cirque à Brizambourg.

Une fin de semaine, placée sous le signe des arts de la piste, dans une petite commune de Saintonge et une ambiance familiale ? Oui, c’est possible avec Cirque à Brizambourg.

Lorsque l’Avant-Scène (Cognac), l’A4 (Saint-Jean-d’Angély) et le Gallia (Saintes) s’associent, cela donne trois jours de cirque à partager sans modération, sous chapiteau ou en plein air, seul ou accompagné.

Au programme, trois spectacles : L’Homme cirque de David Dimitri ; Décrochez-moi-ça de la compagnie Bêtes de foire ; et Soka Tira Osoa de la compagnie Basinga.

Jongleur, acrobate, musicien, clown …

Le premier, fils de, formé entre Budapest et New York mais aussi passé par le Cirque d’Hiver, le Cirque Knie ou le Cirque du Soleil, est à la fois jongleur, acrobate, clown, musicien, dompteur et un phénoménal fil-de-fériste. Dimitri a pour compagnon un cheval de bois et d’arçon qui mange du sucre, des sacs à patates qui valent leur pesant de cacahuètes, une bascule chinoise aux rebondissements imprévus, un accordéon (fort utile pour le saut périlleux arrière) et un canon à propulser un humain dans l’espace mieux que Méliès. Chaplin, Fellini et poésie…

Avec Décrochez-moi-ça, les seconds reviennent en force après leur triomphale tournée européenne avec cette nouvelle création. Pour l’étymologie, « décrochez-moi-ça » désigne une ancienne boutique de fripes, où tous les vêtements étaient accrochés en hauteur.

Or, du chiffon, il y en a beaucoup dans ce spectacle, entre cirque et manipulation d’objets ! Empilements de manteaux, chapeaux manipulés par un homme lui-même manipulé, corps flottants et swinguant dans les airs… Le tout en musique, avec un sens du détail qui force l’admiration ; l’esprit forain par excellence ! Mais aussi une proposition insolite, intemporelle et onirique, qui charrie les âmes jusqu’aux tréfonds de l’humanité.

Un espace propice à la rencontre

Enfin, Basinga conjugue depuis 2021 les talents de Tatiana-Mosio Bongonga et de Jan Naets autour de l’art du funambule. Soka Tira Osoa, 45 minutes au compteur, s’apparente à un travail d’équipe — à 4,5 mètres de hauteur sur 25 mètres de long — et qui prend place avec l’aide du public.

Persuadée qu’une traversée de funambule n’est possible que grâce à l’aide et l’implication de tous, la question que Basinga souhaite soulever est celle de l’être, de l’être ensemble et de l’importance du rôle de chacun. Un espace propice à la rencontre et à la solidarité embarquant spectateurs et artistes sur le fil d’une histoire dessinée à plusieurs.

Alain Claverie

Informations pratiques


Cirque à Brizambourg 2024
,
du vendredi 24 au dimanche 26 mai,
Brizambourg (17).

Partager
Cirque de Brizambourg, le festival sur un fil - Junkpage